CD: Scenes from the Gospels : Motets from Josquin to Palestrina

…the motets are performed with subtlety, clarity of line and luminescent tone. This is an exquisitely beautiful recording.

Patricia Abbott, Anacrusis, spring 2014
 
MusiMars: premier «concert-fleuve»

Signalons encore l'excellent petit ensemble d'instruments anciens dans François Couperin et Marin Marais et, surtout, l'ensemble VivaVoce de Peter Schubert passant avec une égale facilité de la liturgie byzantine à John Cage, Milton Babbitt et Jean Lesage.

Claude Gingras, La Presse (Montréal) 4 mars 2009
MusiMarch madness

MusicMarch this year wants to mess with our inner clocks. Mission accomplished on Monday. The inaugural concert of this McGill festival (this year subtitled Distorted Time) nearly doubled the regulation two hours allotted a typical classical night out. All the pieces were supposed to challenge our sense of time, although there were other æsthetic variables to grapple with. As long and exhausting as it all was, the potpourri probably brought gratification to everyone in the crowd, even if briefly.

Me? I was happy to leave Redpath Hall with the rare sensation of having heard the world premiere of something that I want to hear again. Many new pieces profess to replicate architecture, but Three Rooms and a Lobby by Montreal-born Brian Harman actually delivers, by creating its own sonic environment through a kind of trompe l'oreille and fully exploiting the special beauty of choral dissonance. This music sounded three-dimensional, maybe four-dimensional in view of the festival theme. I forgot to look at my watch, so I am not sure how long it was. A good sign!

The performers were the pure-toned and disciplined VivaVoce choir under Peter Schubert, who also attempted to bring to life Jean Lesage's sober Plaisirs Anciens (neither voluptuous nor nostalgic, despite the title), Milton Babbitt's rigid Three Cultivated Choruses and (more successfully) John Cage's eerily minimal Four. They also sang a couple of Eastern liturgical numbers, rather well.

Arthur Kaptainis, The Gazette (Montreal) March 3, 2009
Saxapalooza

… A composer who understood this was Luciano Berio, whose Canticum Novissimi Testamenti saved the night. Saxes here were joined by a quartet of clarinets and eight singer-narrators—VivaVoce—under the exacting baton of Peter Schubert. The piece was not short at 24 minutes but its quixotic intensity and range of colour lifted it far above what had been heard before … this was a stunning performance of a difficult score.

Arthur Kaptainis, The Gazette (Montreal) February 20, 2009
La Scena Musicale

Ce disque est exceptionnel pour deux raisons. D'abord, il nous offre le premier enregistrement complet des remarquables Magnificats de Pierre de La Rue (1460–1518). Deuxièmement, il nous donne la chance d'entendre Peter Schubert et son ensemble Viva Voce s'exprimer avec une splendeur qui ne peut que les inscrire dans la lignée des grands ensembles vocaux spécialisés en musique ancienne. Le style de La Rue est à la croisée de l'ancien et du nouveau. Il utilise aussi bien les techniques, déjà éprouvées, de la 1re moitié du 15e siècle que les nouvelles méthodes apparues dans la 2e. Chez de La Rue, les mélismes mélodiques du cantus firmus cohabitent intelligemment avec la nouvelle rigueur imposée à la relation entre structure syllabique et développement motivique. Ce coffret double est un délice pour tous les amoureux de polyphonie. De plus, il permettra à l'un de nos fleurons musicaux de rayonner aux quatre coins de la planète.

Frédéric Cardin, février 2008
American Record Guide

Viva Voce is an excellent mixed choir. Their sound is perhaps an ideal balance between the clarity of certain English mixed groups (such as the Tallis Scholars), which can be somewhat antiseptic, the unique ‘pure’ sound of English boys choirs, and the rather robust sound of some traditional mixed choirs (some of Robert Shaw's recordings) …

Jan–Feb 2008
Early Music America

VivaVoce is a mixed-voice ensemble of very polished singers. They produce a body of sound that seems larger than their 19 voices but is always clear and precise in all aspects of the singing. There is great power in the way voices build upon other voices—the opening of the Magnificat I is thrilling—but they also have great delicacy when needed. I came away thinking that these are singers who pay attention during rehearsals; compliments to director Peter Schubert for leading such solid performances.

Craig Zeichner, Winter 2007
La rigueur sans la rigidité

On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Peter Schubert l'a bien compris. Pour gagner l'auditoire à sa cause, le directeur de l'ensemble vocal montréalais VivaVoce sait comment s'y prendre. Jamais on n'aura vu un public suivre avec autant d'intérêt une fugue de Bach que jeudi soir à Sainte-Pétronille.

Peter Schubert, ça se voit, aime faire de la musique autant qu'il aime en parler. D'ailleurs, les commentaires qu'il livre avant d'attaquer les œuvres au programme n'ont rien de didactique. Le monsieur ne joue pas au musicologue barbant, il cherche seulement à piquer la curiosité des gens et à faire travailler leur oreille et leur imagination. C'est un partage sympathique, pas une leçon.

Un peu comme s'il prêtait sa voix au compositeur, le chef cherche à mettre en évidence les principaux éléments de la structure de l'œuvre, lesquels sont illustrés au moyen d'exemples sonores. Sa présentation, claire et bien étayée, augmente de beaucoup le plaisir qu'on retire ensuite à l'écoute.

À l'évidence, VivaVoce ne cherche pas à faire joli. La préoccupation esthétique, si elle est présente, n'est pas la priorité. L'ensemble de 15 chanteurs et chanteuses conserve une sonorité un peu brute, mais libre, ouverte et bien articulée, qui lui donne un maximum de puissance expressive et beaucoup de présence.

Dans le Magnificat d'Arvo Pärt, quel sommet d'intensité on atteint au moment de puerum suum ! Il convient également de souligner l'éclatant épanouissement des Cerisiers en fleurs de Takemitsu. Si le son s'était transformé en lumière, il aurait fallu se protéger les yeux avec des lunette fumées.

On sent dans chacune des interprétations autant de rigueur que de spontanéité. Comme si la musique se cuisinait là, tout de suite, devant soi. Elle n'est pas le goût du réchauffé, mais celui d'un plat unique.

Ce goût peut parfois se teinter d'une note un peu acerbe, remarquez. Dans l'opulent Psaume 150 du Suisse Ernst Widmer, certaines bouchées avaient un goût un peu rêche. Cela dit, le public a quand même réussi àtout avaler.

Le programme comptait quelques plages plus lisses. Notamment cette pièce de Lionel Daunais, Sur le pont Mirabeau, souple, élégante et bien équilibrée. Du velours pour l'oreille.Une belle transparence est par ailleurs apparue dans le Magnificat de Pierre de la Rue qui couvrait le concert.

Il s'agissait des débuts de VivaVoce dans la région de Québec. Souhaitons que cette première visite ne restera pas trop longtemps sans suite.

Richard Boisvert, Le Soleil (Québec) 30 juillet 2006
Crack ensemble revisits Rossini's Petite Messe

When people think of Rossini, they think of zesty overtures first, virtuoso arias second, and sacred music last. Yet the old pro produced a Petite Messe Solennelle in his retirement that merits periodic revival for its transparently operatic delights.

This week the André Turp Musical Society presented it in Pollack Hall with a credible quartet of soloists—one is tempted to say cast—and a chorus comprising VivaVoce under the direction of Peter Schubert. This crack ensemble proved equal both to churchy counterpoint of the Cum sancto spiritu and to the robust opening of the Credo, which could be mistaken for Roman citizens on the stage of La Scala welcoming a returning general …

Arthur Kaptainis, The Gazette (Montreal) March 11, 2006
Un bon petit Rossini

La Petite Messe solennelle de Rossini est unique dans le répertoire musical. Elle met en scène un chœur de chambre, quatre voix solistes, deux pianos et un harmonium, non pas en une seule masse cependant mais plutôt en toutes sortes de combinaisons et, par ailleurs, dans un style plus apparenté à l'opéra, parfois même au music-hall. De là, sans doute, le titre équivoque dont l'auteur du Barbier de Séville coiffa ce produit de ses dernières années.

Pour son retour au calendrier après une absence de quelques mois, la Société musicale André-Turp avait fixé son choix sur cette œuvre tour à tour naïve et touchante qui, rarement donnée en raison de ses effectifs inhabituels, avait attiré quelque 300 personnes à Pollack Hall pour ce concert de près de deux heures, entracte compris.

C'est la cinquième audition montréalaise de la Petite Messe solennelle que j'ai pu retracer. La plus ancienne remonte à 1971, à Redpath Hall; l'une des solistes d'alors, France Dion, était d'ailleurs là mercredi soir.

Pour l'ensemble, ce fut une bonne réalisation. La première mention va aux 16 choristes de VivaVoce et à leur chef Peter Schubert. Discipline, justesse, expression : tout était là. Et le sautillant Cum sancto spiritu amena la première partie à une conclusion réjouissante …

Claude Gingras, La Presse (Montréal) 10 mars 2006
Grand soirée vocale

La Petite Messe solennelle, œuvre intimiste et étrange, écrite par Rossini à l'âge de 71 ans avec un accompagnement de deux piano et harmonium, a très longtemps été doublement défigurée, par le recours à une version orchestrale et par l'adoption d'un ton empreint de componction. Dans ce cadre, déjà peu amène, on avait coutume d'entendre des solistes italiens plastronnant leurs airs comme dans une foire à la bondieuserie.

L'attitude face à cette œuvre a changé dans les vingt dernières années et Peter Schubert a tout saisi de cette mutation : tempos allants, effectifs choraux réduits, clarté polyphonique absolue. Parmi les réussites d'un ensemble VivaVoce d'une cohésion parfaite on citera la légèrté de la fugue « Cum sancto spiritu » et, surtout, ces répliques « Dona nobis pacem » presque détimbrées et étales, faisant écho à l'Agnus Dei très cuivré de Michèle Losier. Le tout a été bien cadré par les claviers …

Christophe Huss, Le Devoir (Montréal), 9 mars 2006
Miniatures lyriques

Les programmes que concocte Peter Schubert pour son ensemble vocal apportent toujours un certain attrait qui tient à la fois des commentaires judicieux et qui relève de l'élaboration même de celui-ci. Cette soirée chorale était toute consacrée à de courtes pièces comme les amateurs en pratiquaient autrefois. Cela ne veut pas dire qu'on doive les négliger—les musiciens en ont amplement fait la preuve—ni qu'elles ne comportent quelques difficultés.

En ces circonstances, le premier os de ce genre de construction de soirée vient du fait que les styles vocaux vont du XVI e siècle à l'époque plus contemporaine. Partout, que ce soit dans les chromatismes audacieux de certains madrigaux italiens, dans les effets de clusters de [Julian] Wachner, dans le piquant de certains airs légers comme dans l'ampleur et la concentration poétique du court triptyque de Brahms, partout donc, les choristes se sont montrés impeccables de justesse de caractère et d'intention.

Il faut dire que Peter Schubert sait animer ce genre de musique avec une mæstria toujours convaincante, sachant toujours éradiquer l'ennui là où il pourrait poindre. Musicalement donc, la soirée fut idéale à tout point de vue …

François Tousignant, Le Devoir 13 octobre 2004
Petit chœur, grands interprètes

Le programme s'annonce exigeant : que des Magnificat . Comme on va entendre VivaVoce, on ne s'inquiète pas trop quand on se rappelle l'excellence de ce chœur de chambre et la pertinence des choix de son directeur artistique. La première partie de concert s'ouvre avec une magnifique interprétation d'un texte de Josquin des Prés. Comme l'usage le commande, Peter Schubert fait alterner compositions et antiennes grégoriennes.

De toutes les pièces de la Renaissance entendues, un seul commentaire s'impose : la vérité du style rendu par un chœur exceptionnel. L'alternance des prolations, des fluctuations de tempo et des émotions se voit magnifiée par un solfège solide, une intonation incroyable. Il y a là en effet des quintes à vides, des octaves ou unissons beaux à faire mal, des tierces consolatrices inoubliables et un sens de la clarté polyphonique aussi vivant qu'expressif.

Le seul petit bémol de cette très longue partie de concert vient du fait que, par sa longueur, le chœur a montré quelques signes de fatigue dans la dernière pièce. Qui pourrait lui en tenir rigueur?

Ensuite, des œuvres du XXe siècle permettent à VivaVoce de démontrer une autre facette de ses talents. Premier bon point : Peter Schubert enlève toute mièvrerie du Rachmaninov qu'il dirige. Alors, plutôt que se noyer dans le sirop, on nage dans une mer de délicieuses harmonies.

La création de The Song of Hannah (Le Cantique d'Anne) mérite qu'on s'attarde un peu. Visiblement, le compositeur [Brian Cherney] s'attache à la grande tradition du chant choral anglophone et écrit pour des formations pas toujours aussi expérimentées qui pourront reprendre cette pièce. Le défi, dans ce cas, est d'user d'une plume raffinée, d'une technique sûre, d'un sens de la construction impeccable et d'une sensibilité du son absolument pure, en dosant bien les effets.

Tout cela est accompli dans cette (trop!) courte pièce. On vacille toujours entre l'intelligence du cœur et l'émotion spirituelle—c'est dire la réussite! On aurait même souhaité un bis, comme autrefois. À côté de cela, ce que Pärt tire du Magnificat montre tout sa fadeur. Certes, on s'intéresse à la beauté des sonorités chorales, mais uniquement à cela tant cette fausse piété baltique se révèle maigre après tout ce qu'on vient d'entendre.

Pour finir, un Magnificat plus en virtuosité vocale, rappelant les joyeux chants de marins, usant de quelques techniques minimalistes et produisant un certain effet. Bien mince encore cependant : cela tenait lieu de finale, moment où l'on détend l'atmosphère, résultat donc pleinement obtenu. Des concerts comme ceux-là son rares; quand ils font mouche comme celui-ci, on aime applaudir.

François Tousignant, Le Devoir 21 avril 2004
Classical Music Review

… I decided to bargain away Dvorak's Trio Op. 90 (a surefire standard) for the first half of a concert the previous night, also in Pollack Hall, featuring VivaVoce under the direction of Peter Schubert. This professional chamber choir demonstrated superb technical standards from the outset in two four-part settings by Saint-Saëns. The latter—Calme des nuits—was almost ostentatious in its purity. Words, also, were admirably clear. One dœs not often hear 16 singers enunciating with the clarity of one. Four Brahms choral pieces were finely tooled.

Arthur Kaptainis, The Gazette (Montreal) February 23, 2004
Plein de petites perles

Le concert s'appelait Romantisme X-trème, ce romantisme relativement intimiste qui va du chœur de salon à la plus avant-gardiste vision. Encore une fois, Peter Schubert et ses choristes ont fait découvrir et réentendre des musiques qui ne se que fort rarement montées ici. Il y a du répertoire carrément moche, comme les suaves et trop sucrés chœurs de Saint-Saëns qui ouvrent le programme. La magie du concert réside toujours dans le fait que quand cela est bien fait, on y croît quand même, et à fond.

Dire que ce fut bien fait reste une sorte d'euphémisme. L'homogénéité du chœur, la clarté de la diction, le plaisir amoureux à mettre le moindre petit détail en place, tout cela emplit à flot la salle Pollack. Il s'agissait d'un de ces moment de concert où l'interprétation transcende la composition, instants toujours gratifiants. Des petits bijoux comme cela, VivaVoce en livrera beaucoup. La liste exhaustive deviendrait fastidieuse. Certes, on déplore ici et là un légère fléchissement dans la pureté de l'intonation, une soprano à l'attaque parfois un peu fragile ou un ténor qui force un peu; nous sommes en contexte de concert-bénéfice, cela atténue les réserves. Surtout, cela rend les pièces vraiment réussies encore plus appréciées—et il y en a beaucoup.

S'il fallait retenir un temps marquant du concert, ce serait le Friede auf Erden (Paix sur Terre), op. 13 , de Schœnberg, Le chœur se divise à huit voix pour un maximum de richesse harmonique, les registres extrêmes sont archi-sollicités; le chromatisme à outrance qui côtoie les harmonies de quarte pose des problèmes sérieux aux interprètes. Ils les ont tous résolus. Peter Schubert a insufflé à son ensemble le sens de la profonde et transcendante beauté de cette page. C'est aussi d'ailleurs une chose qu'à son habitude il a fort bien expliquée au public, à savoir qu'est-ce qui fait qu'on touche musicalement au sublime. La démonstration était aussi brève qu'éloquente, rendue avec un chic unique. Il n'y a que très peu de chœurs de chambre « réguliers » à Montréal, un vide que VivaVoce commence à combler avec une qualité exceptionnelle …

François Tousignant, Le Devoir 23 février 2004
VivaVoce perform Melted Architecture as part of Montréal/Nouvelles Musiques

Montrealers still think of the small, general-purpose professional choir as something that went out with fins on Cadillacs or, to be more precise, with the disappearance of the Tudor Singers in 1992. Yet there is such a unit within the city limits: VivaVoce, which presented the third instalment of the Montréal/Nouvelles Musiques festival Monday night in Redpath Hall.

The concert was titled Melted Architecture, a reversal of Gœthe's memorable definition of architecture as frozen music. While conductor Peter Schubert attempted in his not-so-brief spoken comments to draw analogies between time and interior space, most listeners would probably have described this program as quiet and sombre rather than architectonic.

Its minimal climax came after intermission with Morton Feldman's Rothko Chapel, a 26-minute continuum of pianissimo timpani rolls, hummed vocalise and lyrical lines for solo viola (as played with wonderful poise by Stephanie Bozzini). Because so little happened, what did happen seemed epic: the entry of a solo soprano at the 18-minute mark, and the beginning of an ostinato figure on the marimba a few minutes later. Schubert maintained a velvety calm in this piece while beating regular time—a bonus perhaps for the hypnotized audience as well as the performers. It is hard to say how Feldman achieved so much with so little (including the folksy concluding melody for viola, written when he was 15) but this American original did achieve much.

The first half was an a capella sampler including motets by two Renaissance composers. Sopranos sounded bright in Dufay's Nuper Rosarum Flores and the ornaments of Gabrieli's stereophonic Hodie Completi Sunt were all in place. The 18 singers did what they could in Ecce Ubi Sum by Montreal's André Villeneuve, but tediously regular phrases and a low, static bass line kept this setting of a mystic text completely earthbound.

Another Montrealer, Brian Cherney, was represented by Tenebrae, heard in its world premiere. This eight-minute motet combined an apocalyptic pœm in German by Paul Celan with elements from Scripture, Dante's Inferno and modern authors, including a hideous vignette from a concentration camp.

It was presented, needlessly and confusingly, in various languages. Why not choose one and go with it? That has been the policy of successful composers for many centuries, including the 20th.

The music, expertly composed, made a better impression. The many quiet, sustained dissonances suggested that hell, for Cherney, is an equivocal rather than horrible place. Schubert led his singers through a performance of admirable clarity and concentration.

Arthur Kaptainis, The Gazette (Montreal) March 5, 2003